Journal de bord

La Civetta,
jour après jour.

La restauration, la préparation, puis les 500 kilomètres à la rame. Tout ce qui arrive à la barque et à celui qui la mène est raconté ici, sans filtre. Et pendant l'expédition, ma position s'affiche en direct sur la carte.

Position en direct

Où est La Civetta ?

Pendant les 500 kilomètres, je transporte un Garmin inReach Mini 2. Il envoie ma position par satellite, même sans réseau. Vous pouvez donc me suivre en temps réel sur cette carte, du delta du Pô jusqu'à Aquilée.

La carte s'allume au départ, courant novembre.

Au départ, ma position apparaîtra ici et se mettra à jour toute seule, chaque jour, jusqu'à Aquilée.

Position transmise par satellite depuis un Garmin inReach Mini 2.
La carte s'active au départ, courant novembre 2026. Hors expédition, elle affiche la dernière position connue.

Le journal

Ce qui se passe, au fur et à mesure.

Je partirai courant novembre, et voici pourquoi.

Dans le mail que je vous ai envoyé aujourd'hui, j'annonçais un départ le 15 octobre. Je vous dois une correction, et je préfère la faire tout de suite plutôt que dans deux mois.

Je partirai courant novembre. Pas à une date fixe, et c'est volontaire. La barque est au chantier, la proue est en reconstruction, et je ne connaîtrai la date de sortie que lorsque le squero me la donnera. Mon entraînement suit le même calendrier, parce qu'on ne rame pas cinq cents kilomètres debout sans avoir remis les heures d'eau qu'il faut. Et il y a la météo, qui décide toujours en dernier sur la lagune.

J'aurais pu garder une date ronde et la décaler discrètement plus tard. Ce n'est pas ma façon de faire, et ce n'est pas ce que vous avez financé. Vous avez mis cent euros dans une barque, pas dans une promesse de communication.

Je préfère partir prêt que partir à l'heure. La barque commande le calendrier, pas l'inverse. Vous saurez la date exacte ici, dès que je la connaîtrai.

La Civetta a rejoint le chantier naval.

Ça y est. J'ai amené La Civetta au chantier naval qui va s'occuper de sa restauration. L'état des lieux sera fait, et ensuite viendront la liste des priorités et un devis précis, du moins je l'espère.

Le bois nécessaire à la restauration est commandé et devrait arriver au chantier en début de semaine. La proue, abîmée l'hiver dernier par une autre barque au quai, sera entièrement reconstruite.

Et tout cela, je le dois à celles et ceux qui ont pris une place dans le projet. Merci de tout cœur.

Cent places pour remettre une barque à l'eau.

La Civetta est une mascareta di fasciame des années 1960, sortie du cantiere Amadi à Burano. Elle est avec moi depuis six ans, et nous avons parcouru ensemble des milliers de kilomètres dans la lagune, en voga alla valesana, debout, deux rames croisées.

L'hiver dernier, une autre barque l'a heurtée au quai et lui a brisé la proue. Sans intervention, le bois continue d'absorber l'humidité et la coque perd son intégrité. Alors j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait. J'ai demandé à cent personnes de rendre sa restauration possible avec moi.